Expo Universelle Paris 2025

Il n’y pas que les Jeux Olympiques qui devraient se dérouler, sauf accident, en 2024 à Paris. Au-delà du centenaire ludique des JO de 1924, l’avenir du pays passe par ses innovations. L’exposition universelle représenterait de 40 à 50 millions de visiteurs sur 50 à 110 hectares.

L’Ile de France postule pour accueillir l’Exposition Universelle de 2025 (de mai à octobre). Plus précisément, il s’agirait du plateau de Saclay, qui a été préféré au Triangle de Gonesse, la Plaine de l’Ourcq et Val d’Europe. Ce plateau concentre près de 15% de la recherche et développement du pays.

Empilement administratif oblige, il a fallu constituer un Groupement d’intérêt public (GIP) comprenant l’Etat, la région, la métropole du Grand Paris, la ville de paris et ExpoFrance2025. Il faut rajouter d’autres intervenants comme le Conseil Départemental de l’Essonne, la communauté d’agglomération de Saclay, la mairie d’Orsay, l’EPA Paris Orsay, sans compter les parlementaires et autres élus.

Le Bureau International des Expositions rendra son avis le 28 septembre. La compétition est plus serrée que celle des JO, que Paris est sûr d’accueillir (en 2024 ou 2028). Osaka, Ekaterinbourg et Bakou sont également sur les rangs de l’Exposition Universelle.

Infrastructures à compléter

Les travaux du Grand Paris concernent évidemment cette zone du plateau de Saclay avec la création de la ligne 18 (Orly-Versailles), théoriquement en 2024. Le tronçon Versailles – La Défense de la ligne 18 est prévu après 2030.

Les premières écoles sur le plateau de Saclay étaient mal reliées à la capitale et à l’ambiance parfois morose (taux anormalement élevé de suicides à Polytechnique après son transfert à Palaiseau).

Le rapport de B. Attali visant à niveler par le bas l’Ecole Polytechnique s’est finalement soldé par l’octroi de nouveaux moyens (dont +60M€/an). Le défi ne consiste pas à s’en prendre à une école, mais à former un campus qui ait la taille critique face à la Californie et sa Silicon valley, à la côte Est avec Boston, l’Asie, et plus proche de nous, Oxford et Cambridge. Sophia Antipolis ou Palaiseau n’ont pas cette masse critique.

Un campus en construction

Avec juste après-guerre, avec le CNRS, le CEA, l’ONERA, et les laboratoires de l’Université de Paris Sud, c’est la recherche qui a initié les sciences sur le plateau bordé par l’Yvette et la Bièvre. Les premières écoles à avoir émigré ont été HEC en 1964 et SupOptique en 1965. S’en sont suivis Supélec en 1975 et Polytechnique en 1976, puis récemment des écoles d’application ou « Paris Tech » comme l’Ensta, l’Ensae, Télécom, Agro (les locaux dans Paris 5ème sont en vente). Ces écoles doivent vivre en synergie avec l’Université Paris-Saclay. Il faut aussi citer de grandes écoles comme Centrale (liée à Supélec), l’ENS (« Cachan » désormais Saclay), et traditionnellement des centres de recherches publics (SOLEIL) ou privés (Danone, Thalès, EDF, et plus récemment le Drahi X-Novation Center).

Si l’on voulait faire du plateau de Saclay le centre de recherche et des grandes écoles en France, pourquoi ne pas reloger le secrétariat à la Recherche et à l’Enseignement supérieur sur place, plutôt que de le laisser dans les locaux obsolètes de la montagne Sainte Geneviève de l’ancienne Ecole Polytechnique?

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  1. Merci pour ce rappel de l’enjeu de l’Expo Universelle… il n’y a pas que les “jeux” dans la vie, il y a aussi l’activité économique et intellectuelle !
    Et excellente suggestion pour la localisation du Secrétariat à la recherche.

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