Pays réel, pays légal, élites incultes

La culture est un art de vivre à la française, la France étant LE PAYS DE LA CULTURE. Depuis Jack Lang d’ailleurs, tout y est culture, des arts au bricolage, de l’opéra à la râpe à fromage, de l’intelligence à la bêtise, puisqu’il est désormais interdit de discriminer les cultures : tout se vaut, et plus rien n’a de valeur, sauf marchande et spéculative. Cette domination de la culture a commencé très tôt, la richesse traditionnelle de la France était sa terre, celle qui ne mentait pas alors, épargnée qu’elle était des pesticides et autres « intrants » qui ont fait de la terre un mensonge de la nature. Le paysan d’autrefois s’adonnait à la culture. Il cultivait son champ et son élevage (maintenant il produit, comme tous les gens de culture aujourd’hui, qui produise des connaissances, un roman, une œuvre). Et cette culture de la terre a forgé chez lui une culture populaire, faite de bon sens terrien, en voie d’éradication. Les élites d’alors n’étaient pas très éloignées de la culture, puisqu’elles avaient toutes ou presque un château à la campagne et des terres qui leur apportaient un revenu. Le beau monde avait de la culture en veillant sur ses cultures.

Dans le monde nouveau, la culture est devenue une branche de l’agriculture, qui n’est qu’un des secteurs de l’économie. Ce bel univers fait de production, de rentabilité, de productivité, de chiffres et de statistiques. De l’agriculture, on ne tire plus de la nourriture, mais des produits alimentaires. La culture aussi elle produit des éléments de langage de la France d’en haut. En bas, chez les déplorables, on se gausse, on se marre, et encore plus bas que bas, le diable en rit encore et toujours : parce que la culture, c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale. On l’étale sur l’étalage de la communication, puisque la culture a été métamorphosée en com’. Et s’il est de gens qui n’ont pas culture, ce sont bien nos « zélites ». Jadis, elles se nourrissaient des Anciens, des classiques, de l’humanisme, maintenant, elles font de l’expertise et de la technique. Elles lisent des fiches et apprennent le monde et la vie dans des ouvrages de culture générale ! Les moins cultivés du lot seraient les journalistes… quoique ! On leur pardonne volontiers. Subissant eux aussi les contraintes de la rentabilité, ils n’ont plus le temps de se cultiver et de vérifier leurs sources : la culture pour eux, c’est Google et le pillage de ce que les autres, censés plus savants qu’eux, ont dit.

Bien qu’elles n’en aient plus, les « zélites » persistent à montrer qu’elles ont de la culture. Jadis, après avoir conquis sa ville, son canton, sa circonscription, son maroquin[1], il était de bon ton d’écrire un livre sur une personnalité de l’histoire. Écrire ou faire écrire, car sauf à ne jamais dormir, il est impossible de faire les recherches nécessaires à l’ouvrage puis de l’écrire lorsqu’on mène une vie politique intense. Les livres écrits de sa plume s’écrivent dans l’exil, la retraite ou la traversée du désert. Tout le reste est une vaste supercherie, cautionnée par les médias. Il est aussi de bon ton d’agrémenter ses discours et interventions de citations savantes. On en trouvera plein dans les fiches de l’ENA, les dictionnaires et Google. Et votre attaché s’attachera à en collectionner quelques-unes : ça peut servir et ça fait chic. Mais chacun sait que la culture n’est plus nécessaire pour arriver au pouvoir. Le nouveau monde aime l’expertise, la diplomation acquise dans les grandes écoles, plus que l’expérience humaine et la culture. Le pouvoir est l’apanage des technocrates. La politique n’est plus faite de lettres, mais de chiffres et de nombres. Pourtant, on apprend plus de l’âme humaine dans Balzac que dans les rapports de France Stratégie.

Mais le monde des élites est paradoxal. N’ayant plus de culture, il faut montrer au peuple qu’il en a. La culture, faut bien que quelqu’un en ait ! et le peuple ne peut en avoir puisqu’il est le peuple. Mais il y a culture et culture. Et dans la communication politique, il faut bien choisir ses auteurs. Dans la dictature de la Modernité absolue, les mots ne passent pas car les chiens de garde aboient. Honni soit qui mal y pense. Il peut mal parler, comme l’ancienne ministre de la culture Mme Nyssen, mais il doit bien penser et se référer toujours aux bons auteurs. Ceux du XXème siècle sont les plus dangereux à citer, surtout s’ils ont vécu les heures les plus sombres de notre histoire selon la formule sacrée. La bien-pensance a sa novlangue et son Panthéon.

Dernièrement le petit benjamin bombardé ministre de la propagande ou porte-parole du gouvernement, voulant, dans un pitoyable exercice d’autocritique, excuser le raté ontologique de la Macronie et son mépris du bas peuple, évoqua la séparation entre le pays légal et le pays réel. L’homme cultivé connaît l’expression. Les historiens la reprennent à l’envi[2] pour qualifier la surdité du pouvoir, non pas de Macron, mais de Louis-Philippe, au temps du gouvernement Guizot qui refusait la réforme électorale, l’ouverture du droit de vote aux classes moyennes. Le pays légal, les élites, politiciens, patrons et hauts fonctionnaires, ne comprenaient plus le peuple et s’enfermaient dans un égoïsme de classe. Ils avaient le pouvoir et il n’était pas question de le partager.

Le réflexe pavlovien de la bien-pensance explique certainement que le ministre se soit senti obligé d’attribuer l’expression à Marc Bloch, grand historien, soldat patriote et juif, assassiné par la Gestapo. Mais, lorsque le nouveau monde s’éprend de culture de l’ancien, il y a un loup ou un coup de com’ (là est le drame fondamental de la Macronie, son insincérité et son artificialisme). On comprend mieux que des esprits taquins aient sauté sur l’occasion. Marc Bloch, que nenni ! Mais Charles Maurras[3] ! Horresco referens. Enfer et damnation ! La confusion entre le chantre du nationalisme et l’historien victime de la Gestapo est du plus mauvais.

De nos jours citer Maurras, c’est citer Satan. Les chiens de garde de la pensée sont lâchés. Et tout le monde zélitaire et médiatique de s’emballer et de faire la leçon au jeune ministre. Comment donc Maurras ? Mao et Lénine, passe encore, mais pas Maurras. Et de l’accabler de complicité avec le régime de Vichy, voire de collaborer avec les heures les plus sombres de notre histoire. Bref, l’admonestation et le blâme public. Mais personne n’imagine que Maurras, quel qu’ait été son parcours politique final, a été un penseur important de la première moitié du vingtième siècle et des controverses politiques de ce temps-là. Il a été, par sa plume et par son verbe talentueux, un contempteur acide de la Troisième république. La jeunesse rebelle lisait l’Action française. De Gaulle, Mitterrand, Bernanos, Maritain ont été un temps maurassien. La pensée du personnage est complexe : viscéralement antisémite, Maurras était aussi nationaliste anti-allemand, opposé à Hitler, à l’idéologie à la domination de l’Allemagne sur l’Europe. C’est un vichyste, anti-collaborationniste. Il souhaite la grandeur de la France, mais est anticolonialiste (Ferhat Abbas aurait été maurassien). Ayant dénoncé la résistance et appelé à sa répression, en 1945, il fut condamné à l’indignité nationale pour trahison et intelligence avec l’ennemi. Voltaire aussi était antisémite, et on le cite encore. Il a même son boulevard et son métro parisiens. Et que dire des juristes qui commentaient alors les lois de Vichy et qui furent les papes de la doctrine des années soixante et soixante-dix. Maurice Duverger était le grand constitutionnaliste de gauche et Jean Carbonnier l’auteur des lois adaptant la famille à la modernité dans les années 1960-1970. Les a-t-on bannis des citations universitaires ? Edgar Faure aussi plagiait Maurras lorsqu’il plaidait pour le pouvoir de l’intelligence ou l’intelligence au pouvoir[4]. Ce qui ne l’a pas empêché d’être ministre du général de Gaulle. Accablé le benjamin ministre progressiste s’enferre dans une pitoyable excuse : « pas réveillé ce matin », il ne comprend pas ce qu’il a fait. Lorsqu’on est endormi, on reste au lit et on ne somnanbulise pas dans les studios. Tout ça manque de professionnalisme, de talent politique. L’ignorance qui pérore fait mal, fait rire ou pleurer… L’ignoble penseur – Maurras – a forgé la citation pour dénoncer les élites de la IIIème République, la magouille et la pourriture du régime des partis… des analyses reprises plus tard afin de préparer la Vème république, qui, comme on le sait est le régime de la pureté des technocrates experts, neutres et objectifs (une technocratie qui servit pourtant technocratiquement le régime de Vichy, avant la restauration républicaine).

Une historienne patentée participa même à l’hallali du ministre. La caution académique fait tout, les médias font le reste. Experte, spécialiste du théâtre et du statut des artistes, elle s’est aussi adonnée au roman, et même à la chanson. Elle a surtout publié un dictionnaire de citations de l’Histoire de France. Dictionnaire que n’ont, apparemment, même pas consulté les services du ministère de la Parole et de la Justification. Personne n’a eu le réflexe de vérifier la source, de feuilleter les pages d’un ouvrage, de voir si ce que racontent les experts est vrai (bah, ils sont experts). Car enfin, la formule n’est pas de Charles Maurras… mais de Victor Hugo ! Rendons à Victor ce qui lui appartient. Ouf, l’honneur du Benjamin est sauf. Les furieux seront marris. Exit Maurras ! Mais bon, Victor Hugo ou Marc Bloch, c’est du pareil au même, parce que solubles dans le politiquement correct[5]. On peut supposer que Maurras, homme d’une grande culture, a plagié notre grand Victor.

En effet, le héraut de la République, Victor Hugo, ancien royaliste légitimiste sous Charles X, devenu orléaniste sous Louis-Philippe, burgrave ou républicain conservateur et partisan de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848, puis républicain d’opposition après le coup d’État du 2 décembre 1851, et enfin apôtre de la République libérale, idéale et sociale, notre poète et prosateur national, est le génial inventeur et le talentueux auteur de la formule pays légal, pays réel. On la trouve en effet dans son roman totémique, Les Misérables : « dans les griefs de l’histoire contre Louis-Philippe, il y a une défalcation à faire. Il y a ce qui accuse la royauté, ce qui accuse le règne, et ce qui accuse le roi ; trois colonnes qui donnent chacune un total différent. Le droit démocratique confisqué. Le progrès devenu le deuxième intérêt, les protestations de la rue réprimés violemment, l’exécution militaire des insurrections, l’émeute passée par les armes, la rue Transnonain[6], les conseils de guerre, l’absorption du pays réel par le pays légal, le gouvernement de compte à demi avec trois cent mille privilégiés, sont le fait de la royauté ». Rendons aux grands hommes ce qui leur appartient, et toute comparaison entre la royauté de juillet et la monarchie macronienne est fortuite.

Si tout et n’importe quoi ont circulé sur les réseaux sociaux, l’apothéose de la Bêtise[7] est atteinte à Radio France, le média du Service public et pudique[8], quand une chroniqueuse fustige le concept d’opposition entre pays légal et pays réel : « derrière l’erreur, se pose la question de la référence au pays réel, qui est bien maurrassienne, et embarque avec elle une dénonciation raciste, démagogique et antisémite des élites. »[9]. Si le lecteur n’est pas convaincu de l’ignominie de la formule, elle ajoute que Maurras était le « grand père du lobby juif et franc maçon » (non pas qu’il a enfanté tout ce monde-là mais qu’il a inventé aussi la formule…). L’accusation est terrible ! Si la comparaison pays légal/pays est telle, pauvre Victor Hugo, qui lui-aussi avait l’art d’être grand père (d’une autre sorte) et qui serait donc maurassien, raciste, démagogue, antisémite ! Autant en emporte le vent de la colère… mais, avant de chevaucher les accusations anathèmes, la prudence conseille de vérifier ses sources et de rester fidèle aux intentions de l’auteur. Victor Hugo constatait simplement la sécession des élites, le pays légal, et du peuple, le pays réel, dans une magnifique expression.

Un Caton excédé de la superficialité de son époque dénoncerait l’imposture du monde nouveau et de la modernité savante et triomphante. L’Histoire ce n’est pas raconter des racontars, ce n’est pas redire ce que les autres ont dit, en même temps et autrement, mais c’est bien un pénible et fastidieux retour aux sources, aux textes, aux archives. Ce travail fastidieux demande du temps, ce temps long que le nouveau monde performant et rentable à l’émotion immédiate et colérique ne veut plus donner à la « production » du savoir et de la connaissance. Donc on s’amuse, on nous amuse et on nous amusera encore et toujours avec de la pseudo culture et des querelles stupides sur l’attribution des citations et la mise en jugement de l’Histoire. Un peu de rigueur, de modestie, d’humilité, ne fait jamais de mal, mais la rigueur de la culture est incompatible avec la superficialité de la communication, cette com’ qui domine les esprits, qui est devenue la référence culturelle d’un monde en voie de décadence spirituelle, et qui n’est, in fine, que le paravent de la Bêtise chère à Flaubert.

Antoine de Nesle[10]

A Éric, le vaillant guerrier normand, compatriote de Flaubert, Viking de l’Histoire et du retour aux sources, sans qui cette chronique n’aurait jamais vu le jour. D’où l’importance d’aimer toujours à revoir sa Normandie[11] et de revoir les sources de sa culture et de ses citations !

 

[1] Nous rappellerons ici, afin d’échapper aux accusions de phobie, que le maroquin n’est pas un domestique nord-africain, mais un cuir de peau de chèvre ou de bouc, tanné au sumac et à la noix de galle, teinte et souvent grainée. Venant autrefois du Maroc, il reçut son nom de cette origine. Par analogie, le maroquin est aussi un papier de couleur apprêté de manière à ressembler au cuir de même nom. Il est enfin, par extension, le portefeuille ministériel ou le poste de ministre (Cf. Paul Robert, Dictionnaire de la langue française, 1971, IV, p. 292.). Si jadis, il fallait avoir la peau bien tannée par le combat électoral, l’expérience de terrain et les échecs, pour recevoir un maroquin, le papier maroquin, diplôme des grandes écoles, suffit aujourd’hui pour diriger le pays.

[2] Et non pas à l’envie, comme on le lit de plus en plus. Cet envi-là vient d’envier, inviter, provoquer au jeu. Envi signifie donc défi, surenchère. On le découvre chez Clément Marot (1543). « Des renommés vieux poètes galliques/Qui en accords plus divins qu’angéliques…/…Allaient chantant à l’envi de beaux vers ». À l’envi, c’est à qui mieux mieux, avec l’émulation du toujours plus. On travaille à l’envi, sauf aux 35 heures. Si vous voulez réussir, il faut coucher ou bien flatter à l’envi. Et lorsque le nouveau monde vous lasse, il ne reste plus qu’à boire à l’envi ! À ne pas confondre avec l’envie, l’invadia des Latins, la jalousie, le désir, ce sentiment de tristesse, d’irritation et de haine qui nous anime contre celui qui possède un bien que nous n’avons pas, un des péchés capitaux, « le plus méchant et le plus vilain vice de tous » (Ronsard). À la lecture de Chateaubriand, on s’aperçoit que l’envie est le propre de la démocratie post-moderne : « L’égalité, notre passion naturelle, est magnifique dans les grands cœurs, mais, pour les âmes étroites, c’est tout simplement de l’envie » (Cf. Paul Robert, Dictionnaire de la langue française, 1971, II, p. 564).

[3] Maurras forge la formule dans son Enquête sur la monarchie (1900). Il l’utilise ensuite à foison et en fait le leitmotiv de son analyse pour dénoncer la république parlementaire. Il reprend d’ailleurs les arguments du philosophe légitimiste Antoine Blanc de Saint Bonnet lorsqu’il critiquait le système représentatif du régime parlementaire et la centralisation (La légitimité, 1873, p. 409) : « Le parlementarisme est l’abolition du pays. Ne l’oublions pas : ce que l’on nomme ici une représentation de la France, n’est qu’une représentation de tous les ambitieux de France. Le pays réel disparaît. C’est par des provinces, établies elles-mêmes sur la constitution de la propriété, qu’on peut établir une véritable représentation du pays. Là existe, quand on le voudra, le moyen vrai de représenter les intérêts multiples de toutes les populations d’un empire. Le moyen vrai d’en maintenir les traditions, qui les intérêts les plus chers ; le moyen vrai de protéger les droits, de respecter les hommes, d’arriver en politique à une œuvre sérieuse ».

[4] Maurras publia en 1905 une série d’articles dans un recueil intitulé l’Avenir de l’Intelligence.

[5] Quoique… en cherchant bien on trouvera certainement des pensées incorrectes et « phobistes » chez nos auteurs du Panthéon républicain. Que pensait-ils des femmes ou de la morale bourgeoise ?

[6] En juillet 1830, les notables installèrent sur le trône le duc d’Orléans, Louis-Philippe. Les républicains, qui avaient contribué à la chute du régime de Charles X estimaient que la révolution leur avait été confisquée. D’où les mouvements d’opposition au régime de Juillet. Le pays connu quelques révoltes, celles des travailleurs de soierie lyonnaise, les Canuts, en 1832 et 1834, et les insurrections républicaines. En juin 1832, les obsèques du général Lamarck dégénérèrent en manifestation hostile au régime. On cria Vive la République ! Les insurgés se réfugièrent dans le quartier Saint-Merri. La répression, par la garde nationale et bourgeoise fut sanglante et sans pitié (près de 200 morts). En avril 1834, la Société des Droits de l’Homme soulève un quartier de Paris. Le ministre de l’Intérieur, Adolphe Thiers décide la répression. Rue Transnonain, un coup de feu est tiré d’un immeuble ; les soldats entrent et tuent tous les habitants. Une lithographie de Daumier, en rappelle le souvenir : dans une mare de sang gisent un homme en chemise de nuit, une femme, un enfant. Le massacre de la rue Transnonain fut la macule antisociale d’un régime où le progrès économique apporta aux ouvriers le déclassement, la misère et la féroce répression des élites. C’était l’époque où le gouvernement tirait sur le peuple. Maintenant, la violence physique du pouvoir s’étant affadie, on lui soutire des impôts et des taxes. Daumier : https://www.histoire-image.org/fr/etudes/rue-transnonain-15-avril-1834

[7] Au sens flaubertien du terme.

[8] De la pudeur des moralistes du politiquement correct, chasseurs de phobes.

[9]  Chloé Leprince, https://www.franceculture.fr/histoire/pays-reel-quand-le-porte-parole-du-gouvernement-cite-maurras

[10] Afin de rassurer le lecteur, Antoine de Nesle, n’a aucune complaisance avec l’antisémitisme même maurassien. Expliquer n’est pas justifier.

[11] Chanson populaire (hymne de Jersey). Cette nostalgie des origines, de l’enracinement et du retour aux sources, cette expression du nationalisme de la nation normande, devrait être repoussée dans l’Index de la culture d’extrême droite et interdite au répertoire des chorales scolaires. Voir l’interprétation dans le Monocle rit jaune, film de G. Lautner (1964) :  https://www.youtube.com/watch?v=u2w5Wlo2OWw

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