Mesures Macron 2 en gestation

L’encre de la loi Macron 1 n’est pas sèche, que le gouvernement entend accélérer dans la même lignée.

Dans un contexte politique d’après élections départementales, le gouvernement embrayerait ainsi sur un nouveau train de réformes « entrepreneuriat et numérique », à plusieurs wagons.

Un point délicat sera l’aménagement du code du travail, dont le succès suppose l’adhésion des partenaires sociaux. Il s’agirait d’abord d’assouplir les accords salaires contre emplois, à la suite des accords de 2013 sur la sécurisation de l’emploi. Ensuite, il serait envisagé de favoriser l’embauche dans les PME en élargissant le motif de « cause réelle et sérieuse » pour licencier ou en créant un nouveau contrat de travail permettant le licenciement en cas de baisse conjoncturelle de l’activité.

L’autre axe est d’encourager l’investissement public et privé. Le point le plus fondamental serait la possibilité d’accélérer le rythme d’amortissement des investissements. C’est une mesure politiquement astucieuse, car elle est d’apparence technique et elle cible directement l’investissement sans avoir à inventer une nouvelle usine à gaz. Cela revient à anticiper la déduction fiscale. D’expérience en France, cette mesure est aussi efficace pour l’investissement que coûteuse budgétairement à court terme. Mais les autorités européennes pourraient accepter ce surcroît de déficit dans la mesure où cela va dans le sens des réformes structurelles demandées.

Enfin, des mesures en faveur de l’entrepreneuriat et le numérique sont également prévues dans ce projet de loi dont la teneur devrait être révélée d’ici l’été. Le numérique, comme la robotisation à la fin du siècle dernier, n’est pas l’ennemi de l’emploi, sauf si on ne s’y adapte pas.

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